Le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, appelle à renforcer l’appui militaire à Kyiv, en amont du sommet qui réunit 32 chefs de la diplomatie des pays membres de l’alliance à Bruxelles. Mais pas question d’accélérer la procédure d’adhésion de l’Ukraine, au grand dam de Volodymyr Zelensky.
S’exprimant au Forum économique mondial de Davos, Mark Rutte a évoqué les menaces proférées par Donald Trump de réduire l’aide militaire à l’Ukraine et sa promesse de retirer les États-Unis de l’OTAN. « Si cette nouvelle administration Trump n’est pas disposée à continuer à approvisionner l’Ukraine, la facture sera payée par les EurUne victoire pour Trump, non pour Poutine
De son côté, dans un entretien accordé à Bloomberg, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a souligné le rôle crucial des États-Unis.
« La fin de la guerre doit être une victoire pour le président américain Donald Trump, et non pour le président russe Vladimir Poutine », a-t-il déclaré.
Cette semaine, Donald Trump a menacé d’imposer des sanctions plus sévères à la Russie si Vladimir Poutine ne parvenait pas à un accord de paix après près de trois ans de conflit européen, a prévenu le secrétaire général.
Au cours des derniers mois, l’Ukraine a signé un certain nombre d’accords bilatéraux de sécurité avec des pays occidentaux, mais pour Kyiv, aucune garantie de sécurité ne peut se rapprocher d’une adhésion à part entière à l’alliance militaire, afin de dissuader toute agression de la part de la Russie à l’avenir.
Le mémorandum de Budapest, signé le 5 décembre 1994, prévoyait que l’Ukraine renonce à son arsenal nucléaire, en échange de garanties de la part de la Russie.
Mark Rutte a toutefois déclaré que les accords bilatéraux s’inscrivaient dans le cadre de la progression de l’Ukraine vers l’adhésion à part entière.