Selon un spécialiste, le désir du président américain Donald Trump de déporter les habitants de Gaza pour « assainir » la région pourrait exacerber les tensions si les États-Unis s’engagent dans l’affaire.
Dans le cadre de son plan de paix, le président américain Donald Trump a proposé de relocaliser les résidents de la bande de Gaza en Égypte et en Jordanie, dans l’idée de « purger » le territoire palestinien.
Cette suggestion se présente alors que la pause entre Israël et le Hamas a débuté dimanche pour sa seconde semaine. La trêve, mise en place le 19 janvier, est respectée et a facilité samedi la libération de quatre otages israéliens en échange d’environ 200 détenus palestiniens.
D’après Donald Trump, le déplacement des résidents de Gaza pourrait être transitoire ou durable.
En raison des conflits, la plupart des 2,4 millions d’habitants de Gaza ont subi plusieurs déplacements. Quant à lui, le Jihad islamique palestinien (JIP) a vigoureusement dénoncé la proposition du président américain, l’accusant de promouvoir des « crimes de guerre ».
Le président Abdel Fattah el-Sissi a mis en exergue que l’Égypte s’oppose fermement à toute « déportation forcée » des Palestiniens de Gaza vers le désert du Sinaï, en insistant sur le fait que cela pourrait mettre en péril le traité de paix conclu entre l’Égypte et Israël en 1979. D’après les Nations unies, la Jordanie héberge déjà près de 2,3 millions de réfugiés palestiniens inscrits. Donald Trump a assuré qu’il aurait prochainement une conversation avec ces deux dirigeants.