Pékin déploie à nouveau son armée autour de l’île qu’il revendique, pour la seconde journée consécutive. Une démonstration de force condamnée par les pays occidentaux.
Pékin continue de mener des exercices militaires autour de Taïwan. Suite à de vastes manœuvres simulant un blocus de l’île qu’elle réclame, la Chine a entamé, le mercredi 2 avril, une nouvelle série d’exercices à grande échelle. Shi Yi, un porte-parole du commandement oriental de l’armée chinoise, a déclaré dans un communiqué que ces exercices visent à « évaluer les compétences des troupes en matière de gestion et de supervision des territoires, d’impositions de blocus et d’opérations conjointes, ainsi que de frappes précises sur des cibles stratégiques ».
D’après la même source, les opérations se réalisent dans le centre et le sud du détroit de Taïwan, une région cruciale pour le transit maritime mondial. Le commencement de ces manœuvres a été confirmé par le ministère taïwanais de la Défense, sans toutefois donner plus de détails.
Déjà mardi, la Chine avait déployé ses troupes terrestres, navales et aériennes autour de l’île pour des exercices simulant un blocus de « zones stratégiques et de routes maritimes ». En réaction, Taipei a envoyé ses propres aéronefs et navires tout en mettant en place des systèmes de missiles.
Ces manœuvres, non préalablement annoncées, se produisent quelques jours après la visite en Asie du secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth. Ce dernier a déclaré que Washington garantirait la « dissuasion » dans le détroit de Taïwan.
Au cours des dernières années, la Chine a organisé de nombreux drills d’envergure autour de Taïwan, mobilisant des avions de chasse et des navires militaires pour soutenir sa prétention à la souveraineté, une revendication que Taipei conteste. Les spécialistes qualifient souvent ces opérations de répétitions en vue d’un encerclement de l’archipel. Selon les experts, la Chine serait plus encline à envisager un blocus de Taïwan plutôt qu’une invasion à grande échelle, qui impliquerait des risques plus importants et exigerait une mobilisation militaire considérable.