Jeudi, le dollar a subi une importante dévaluation, se dépréciant jusqu’à 2,62 % par rapport à l’euro, suite à l’annonce d’un vaste ensemble de nouveaux tarifs douaniers par Donald Trump, suscitant des inquiétudes quant à la santé de l’économie américaine.
Après l’annonce de Donald Trump sur une augmentation sévère des taxes douanières sur les importations mondiales, Wall Street a connu une chute significative. Cette décision a suscité des inquiétudes quant à une possible récession mondiale, des économistes prévenant que le danger était grand.
Dès le début de la séance, les indices financiers ont connu une chute : le S&P 500 a reculé de 3 %, le Dow Jones a enregistré une baisse de 3,7 %, tandis que le Nasdaq a affiché un déclin de 4,5 %. Le dollar a connu une chute de plus de 4 % en valeur, tandis que les prix du pétrole ont subi une baisse significative.
En Europe également, les marchés ont subi des pertes, avec un recul de 2,4 % de l’indice Stoxx 600 à Londres. Des firmes distributrices comme Adidas ont enregistré une perte de 11 %, tandis que Maersk, un acteur majeur du transport maritime, a connu un déclin de 8,9 %. L’industrie automobile a connu de grandes difficultés suite à l’instauration d’une taxe douanière de 25 % sur les voitures importées aux États-Unis. L’indice Stoxx Autos a reculé de 3,3 %.
Trump a établi une politique commerciale à grande échelle, instaurant des tarifs réciproques pour plus de 180 nations, comprenant un droit de douane de 20 % sur les biens importés de l’UE et de 10 % sur ceux du Royaume-Uni. Déjà soumis à un droit de 20 %, la Chine est désormais confrontée à une majoration supplémentaire de 34 %, portant le total à 54 %.
Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a déclaré que l’UE envisagerait des ripostes en cas d’échec des discussions. La Chine a aussi répondu, en affirmant qu’elle mettrait en place des « contre-mesures résolues ».
Dans ce contexte, l’euro et la livre sterling ont grimpé à des niveaux records sur six mois face au dollar, enregistrant une progression de 2,2 % pour l’euro et de 1,2 % pour la livre.
Les marchés internationaux traversent une période tumultueuse, et la résolution de cette crise économique est liée à la façon dont les autres nations répondront aux initiatives américaines.